«Les conditions climatiques (NDLR : hier, il faisait 6° et un vent glacial soufflait sur les terrains d'entraînement) ne sont pas les seules en cause, loin de là. Le problème, c'est que les joueurs ont dû se lever à 3h du matin, samedi passé, pour se rendre à Zaventem. Cela a engendré de suite une grosse fatigue. Et encore plus pour les étrangers qui la veille s'étaient déjà farci un vol pour rentrer en Belgique. Finalement, on a attaqué un stage intensif avec une résistance physique diminuée. Ce n'est pas l'idéal.»
Olivier Deschacht a aussi émis des doutes quant à la nécessité d'avoir transféré l'arrière central hondurien Bernardez et à l'utilité d'encore faire venir un autre défenseur (Mazuch). «J'ai déjà dit il y a deux mois que je ne voyais pas l'utilité de rajouter des défenseurs à ce noyau. Je n'ai pas changé d'avis. Qu'on fasse plutôt le maximum pour mettre en confiance ceux qui sont déjà en place ! Il me semble qu'on avait gagné contre Genk malgré l'absence de Wasilewski et Van Damme, non ? »
«La venue d'un Flamand me fait très plaisir»
Par contre, l'ancien ( ?) international semble plus favorable à l'arrivée de Tom De Sutter. « Je l'aide à s'intégrer, mais il n'y a pas de soucis. Il a un caractère de Flamand. Il est impliqué, au top physiquement et on a déjà l'impression qu'il est là depuis longtemps. En plus, ça me fait plaisir qu'il y ait un nouveau néerlandophone dans l'équipe après le départ de Vander haeghe et de Goor ainsi que l'absence de Van Damme. Au même titre que Polak, Frutos est un joueur capital pour nous. Mais l'indisponibilité de l'Argentin n'est pas une mauvaise chose pour Tom, au contraire. Notre nouvel attaquant peut ainsi avoir l'esprit libéré, il est sûr de sa place dans les prochains matches.»
Des prochains matches dont Olivier Deschacht mesure l'importance. «Contre le PSV, vendredi soir, ce sera une rencontre amicale, sans plus. Mais dès la semaine prochaine, avec le match de Coupe à Malines, on entre dans le vif du sujet. J'espère d'ailleurs que Polak et Legear seront rétablis. Le reste du mois de janvier sera prépondérant. On reçoit le Cercle et on va à Gand. Il faudra être forts. Pas comme au début du premier tour où l'élimination face à BATE nous avait poursuivis trop longtemps. Il y a d'autres bonnes équipes, comme le Standard, ou Bruges s'il réalise le même miracle que nous au second tour de la saison passée. Jusqu'en juin, Anderlecht ne doit avoir peur que de lui-même. En tout cas, l'envie d'être champion est réellement palpable dans le groupe. D'autant qu'il y a pas mal de joueurs qui n'ont pas encore connu ça.» Deschacht, si. À quatre reprises depuis 2001.

